
L'Assemblée nationale du Vietnam a confirmé l'adoption de la loi controversée sur la cybersécurité. La loi oblige les entreprises technologiques telles que Google et Facebook à conserver les données électroniques des utilisateurs sur le territoire de l'État vietnamien.
Un point important est que les représentants de ces entreprises doivent désormais créer des succursales sur le territoire du Vietnam. Le ministère de la Sécurité publique a déclaré qu'en cas de poursuites pénales engagées contre des personnes spécifiques, et après une demande écrite, les dirigeants des services Internet sont tenus de fournir les données personnelles de ces utilisateurs. La période de conservation des données est déterminée par le gouvernement.
La même loi comprend également d'autres conditions concernant les règles de conduite sur les réseaux sociaux. Ainsi, les utilisateurs peuvent être tenus responsables si leurs pages contiennent une quelconque activité anti-étatique, une distorsion de l'histoire, des critiques négatives à l'encontre du parti, la diffusion de fausses informations, ou l'incitation à des conflits raciaux, religieux ou de genre.
Comme le rapportent les médias, le projet de loi a été soutenu par 87 % des membres du parlement. La loi entrera en vigueur en 2019.
Les citoyens vietnamiens ont réagi de manière mitigée à cette nouvelle mesure. On pense que cette décision a été l'une des raisons pour lesquelles des manifestations et des émeutes ont éclaté dans les villes vietnamiennes, notamment à Nha Trang et Phan Thiet. Les partisans de l'abrogation du projet de loi affirment qu'une telle approche limite la liberté d'expression et pourrait également effrayer les investisseurs potentiels. Cependant, l'opposition rétorque que ces mesures sont nécessaires pour la sécurité publique.